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Rapport de Recherche Action Participative sur les conflits inter-paysans en Chefferie des Bashali (Masisi RDC)

Pour que les Bashali fument le calumetde la paix_001

Si les apparences étaient tout, Masisi – luxueux, vert et expansif- est serein. Pourtant, le territoire, dans la province du Nord-Kivu, est l’une des zones les moins sûres dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC). Malgré l’attention de la communauté internationale, le pays continue à être le sanctuaire des groupes armés. Cette étude se situe dans le cadre du projet ‘Terre-Pouvoir-Identité’, qui est de plus en plus reconnu comme étant au cœur des conflits dans l’est de la RDC, et vise à examiner les facteurs locaux de conflit au Nord-Kivu à travers le prisme des acteurs impliqués.

Lier les conflicts fonciers aux dynamiques socio-économiques, juridiques et politiques, L’argument est que dans le contexte des droits fonciers précaires, les conflits fonciers de tous les jours contribuent à une perception négative entre les communautés.

La chefferie de Bashali, qui se trouve à l’épicentre des conflits fonciers dans le Nord-Kivu, est considérée comme une étude de cas. Trois dimensions principales de ces conflits fonciers sont identifiées: le problème de la cohabitation entre les propriétaires fonciers et les agriculteurs, les conflits quotidiens entre agriculteurs et gardiens de troupeaux, et les dynamiques complexes qui se posent lorsque les réfugiés et les personnes déplacées regagnent leurs lieux d’origine, souvent après plusieurs années d’absence.

S’appuyant sur plus de 10 années de travail dans la région, LPI soutient et travaille avec des partenaires Congolais de la société civile pour la stabilisation de la paix. LPI et ses partenaires travaillent essentiellement avec la méthodologie Recherche Action Participative (RAP).

Comme un projet de Recherche Action Participative, cette étude comble l’action avec recherche et considère les communautés de Masisi pas seulement comme un sujet, mais comme les agents de transformation. A travers des interviews, des débats, des groupes de discussion et des ateliers avec plus de 1800 personnes dans la chefferie de Bashali et dans toute la région, cette étude vise à développer une compréhension du conflit commune aux acteurs impliqués dans le but pour eux de développer, ensemble, des mécanismes et des actions qui pourraient faire de Masisi un sanctuaire pour tous.